Sous le signe de la Chandeleur
« Février… Le premier des mois qui, durant quelques jours, se rebelle victorieusement contre l’hiver, le mois des premiers beaux soirs, des premiers chants d’oiseaux, de la première fleur, le mois que les dictons nimbent du printemps proche. Il débute par une fête où s’allument, en un écho de cloches magiques, les feux précurseurs du cierge pascal. »
Adrien de Prémorel
Dans le cadre de notre nouvelle exposition “Sous le signe de la Chandeleur”, rendons hommage à un très grand coloriste. De Séville à Paris, il a si bien réussi à mettre en avant les atmosphères lumineuses …
A la source
Pour comprendre le parcours de José Wolff, il faut remonter en 1897. En effet, à cette période, Evariste CARPENTIER se voit nommé Directeur à l’Académie des beaux-arts. Il suscite alors certaines vocations. Richard Heintz, Albert Lemaître et José Wolff sont de la partie. Notre peintre, à l’image de son Maître, devient alors l’un des plus actifs propagateurs du luminisme en Belgique.
Le luminisme
Ce mouvement se caractérise par une concentration particulière sur les effets de lumière. Ses adeptes cherchent à capturer les variations subtiles de cet élément naturel, souvent en plein air. Leur désir consiste à recréer des atmosphères lumineuses et vibrantes. Leur style se reconnaît par une palette souvent claire et ensoleillée, fractionnée. Ce mouvement, d’influence impressionniste, donne alors un nouveau souffle à l'art belge, en particulier en Wallonie.
Sa technique
José WOLFF décompose les éléments en petites taches de couleurs vives. Leurs interactions augmentent la luminosité de l’œuvre. Cela crée de joyeux effets lumineux et restitue une certaine sensation de l’instant, si précieuse aux impressionnistes.
Les impressions
Cette œuvre s’apparente à un appel à la joie.
Le soleil transperce l’épais feuillage et inonde le sous-bois. Rose, jaune, vert clair ; Une explosion de couleurs de douce gaieté colore la cime des arbres avant d’atteindre la litière.
On ressent une recherche de sagesse, de pureté et de beauté. Le feuillage protège du soleil et du monde extérieur. Il permet de s’abriter dans la fraîcheur et l’isolement. On dit souvent de notre peintre qu’il était psychologue dans l’analyse de ses modèles. Peut-être s’est-il isolé ici afin de motiver son refus de peindre le portrait de Léon DEGRELLE ?
Le plus grand coloriste de l’Ecole Liégeoise nous partage son impression. Sous chaque forêt et derrière chaque feuille se cache la lumière pour qui peut la voir. Elle traverse les obstacles sombres pour nous sauver.
Julien GOIJEN
