Mis à part quelques puristes (qui achètent rarement !) à qui nous vouons notre entière estime, il y a tous ceux qui souhaitent retrouver leurs investissements à court, moyen, ou long terme, et ils sont légions. C’est surtout à ces derniers que s’adresse ce qui va suivre.

Un peu de mathématiques à présent !

Plus ou moins un millier d’artistes-peintres paysagistes ont produit, plus ou moins, un millier de tableaux chacun. La peinture de l’Ecole liégeoise du paysage constitue une manne céleste, une mine d’or en province de Liège. Sa quantité aussi bien que sa qualité justifient qu’on s’y intéresse de plus près afin d’offrir à notre région une plus-value certaine.

Depuis des années, de raison en raison, nous assistons à des scénarios successifs et sclérosants ; les humeurs versatiles de la mode, mais aussi les contextes socio-politiques changeants ; les conflits dans le monde, l’avènement de l’euro, la crise du pétrole, etc. Tous ces facteurs favorisent l’instabilité, l’enclavement et la stagnation du patrimoine. Ces oeuvres ne prennent pas suffisamment de valeur car le marché (en crise) est replié sur lui-même. Pour valoriser ces oeuvres, il faut organiser des évènements de grande ampleur afin de susciter une prise de conscience qui mènera à l’ouverture du marché.

Un facteur important qui favorise la dégradation du marché de l’art régional est le phénomène en vogue des salles de vente. Après une pléthore de galeries qui ont fermé l’une après l’autre au cours des dernières décennies suite à la hausse de la TVA (lorsque l’imposition est trop forte, les valeureux liégeois suppriment leur registre de commerce), voici la multitude des petites salles de vente provinciales.

Ce système de vente permet aux organisateurs de faire croire que l’on fera une meilleure affaire chez eux que partout ailleurs. Cela déstabilise plutôt l’optimisme des investisseurs. Le déposant, quant à lui, n’a généralement pas le prix qu’il serait en droit d’espérer pour les bons tableaux des peintres (trop ?) nombreux et peu connus. Paradoxalement, c’est là l’intérêt du marché liégeois. Mais, l’acheteur en salle de vente entérine un système qui empêche la plus-value !...

Lorsque l’oeuvre sera de notoriété, il y a tout lieu de présager que tous les amateurs de la place, marchands ou non, seront sur le coup. Moralité : les tableaux recherchés font le même prix en salle de vente qu’ailleurs, mais vous risquez beaucoup plus d’y acquérir un mauvais. En effet, les médiocres oeuvres des bons artistes sont généralement exposées sans discernement et finissent par entamer la réputation de l’artiste lui-même, si ce n’est celle de votre portefeuille ! Mais c’est la même chose pour les salles de vente que pour les marchands, il y en a de bonnes et de mauvaises.
Sur le site de l'école liégeoise du paysage.
Le patrimoine pictural liégeois est important !
L'ardenne a inspiré un mouvement post-impressionniste, Richard Heintz en est le plus illustre représentant. Le dictionnaire des paysagistes liégeois rédigé par Jacques Goijen a fait la synthèse de cette production de tableaux de paysage.
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